Geste de soutien lors d’un accompagnement bien-être illustrant le débat sophrologie-charlatanisme

Pourquoi la sophrologie est-elle parfois accusée de charlatanisme ?

À l’instar de l’hypnose, de la naturopathie ou de l’acupuncture, la sophrologie est une méthode dite non conventionnelle (PSNC, pratiques de soins non conventionnelles). Son efficacité n’est pas clairement scientifiquement prouvée mais en réalité, elle est utilisée dans le cadre de traitements dispensés par la médecine traditionnelle. La pratique est parfois mal considérée car tous les sophrologues ne sont pas formés avec sérieux, la méthode n’étant pas reconnue par l’État.

Geste de soutien lors d’un accompagnement bien-être illustrant le débat sophrologie-charlatanisme

Qu’est-ce que la sophrologie ?

Au même titre que l’hypnose, la sophrologie caycédienne (inventée par Alfonso Caycedo) est considérée comme une médecine alternative et naturelle.

Inspirée des techniques hypnotiques et des approches orientales (yoga), la sophrologie se propose de soulager les troubles fonctionnels (acouphènes) et psychologiques (stress) et d’accompagner des patients nécessitant des traitements lourds (cancérologie).

L’approche se base sur l’harmonie du corps et de l’esprit pour conduire à une meilleure gestion de la douleur et des émotions grâce aux techniques de relaxation et de respiration.

Le concept et les pratiques de la sophrologie ne sont pas reconnus par la médecine conventionnelle et ne sont pas enseignés en formation initiale des professionnels de santé.

Pourquoi certains qualifient-ils la sophrologie de “charlatanisme” ?

Il y a peu de recherches sur le sujet en France et les scientifiques désignent la méthode comme faisant placebo. Sans preuve, les pratiques de méditation, de semi-conscience ou de relaxation sont donc décriées et la critique virulente à l’encontre des sophrologues et des hypnothérapeutes.

La sophro n’étant pas reconnue par l’État, les techniques de sophrologie peuvent être pratiquées par n’importe qui, sans formation ou ayant suivi une formation superficielle ou incomplète, sans cadre.

Sa qualification de charlatanisme lui vient davantage des manquements des praticiens que de la technique elle-même. Le patient peut faire une mauvaise expérience de soin, subir des débordements ou encore être victime d’arnaque financière. Des praticiens peu scrupuleux profitent malheureusement de la faiblesse de la santé mentale de certains patients, usant de leurs difficultés physiques et psychologiques ainsi que de leurs biais de négativité.

Quelles sont les limites de la sophrologie ?

La méthode sophrologique n’est pas un traitement médical et elle ne peut en aucun cas s’y substituer. Le sophrologue n’est pas en capacité, ni en droit, de poser un diagnostic médical. Diagnostic et prescription sont réservés exclusivement aux professionnels de santé (médecin généraliste ou médecin spécialiste). 

La sophrologie est une méthode douce dont l’approche doit être considérée comme une médecine alternative et complémentaire. Elle s’intègre dans un protocole de soins en cohérence avec les traitements prescrits par le médecin et d’autres approches thérapeutiques recommandées.

Cette approche naturelle ne guérit pas le malade, mais elle a pour effet d’apaiser le patient afin de l’aider à mieux gérer ses émotions et sa douleur. 

Quels sont les bénéfices reconnus ?

Les effets bénéfiques sur le corps et le mental d’exercices de sophrologie ont été validés par de nombreuses personnes suivies pour des troubles psychologiques ou physiques : 

  • Amélioration de la gestion du stress, réduction de l’anxiété et optimisation de la gestion des émotions ;
  • Accompagnement des pathologies lourdes, travail sur la gestion de la douleur, amélioration de la vie quotidienne ;
  • Renforcement de la confiance en soi et amélioration du rapport à soi et à son image.

Aucune preuve scientifique probante n’a été apportée, pourtant, la sophrologie est de plus en plus fréquemment enseignée aux professionnels de santé dans le cadre de la formation continue sous la forme de DU (diplôme universitaire). 

Les bienfaits de la sophrologie sont enseignés dans des formations de sophrologue dispensées dans les universités de médecine de Lille, Saint-Étienne ou dans l’académie de Paris et sont généralement réservées aux : 

  • Docteurs en médecine et chirurgie dentaire ;
  • Infirmiers ;
  • Kinésithérapeutes ;
  • Orthophonistes ;
  • Psychologues ;
  • Sages-femmes ;
  • Etc.

Quelques conseils pour bien choisir son sophrologue : 

Si vous avez un mauvais ressenti au premier rendez-vous, faites confiance à votre instinct et n’hésitez pas à chercher un autre praticien.

Vérifiez ses compétences et son expérience (formation dispensée dans une école certifiée Qualiopi, qualité du cursus, affiliation à un syndicat ou une fédération, etc.). 

Faites confiance au bouche-à-oreille.

Consultez les avis sur Internet.

Si possible, visualisez son cabinet avant de prendre rendez-vous.

N’hésitez pas à appeler avant de prendre rendez-vous pour vous faire une première idée et vous assurer que le praticien puisse répondre à votre besoin.

Note : Cette technique n’est pas une pratique médicale et ne saurait remplacer une consultation auprès d’un professionnel de santé.